2 septembre 2009
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Taxe
Carbone
La taxe
« y a qu’à » les
faire payer !
Il y a décidément parmi nos éminences grises certaines qui ont aujourd’hui plus de gris que d’éminence ! Nous pensons, vous l’aurez compris, particulièrement à nos «pontes» qui ont donc décrété, au nom de leur soi-disante expertise es-écologique, que pour résoudre le très complexe problème du réchauffement climatique de toute la planète, et bien il n’y a rien de plus facile : «y a qu’à» mettre une nouvelle taxe ! Mais attention — et c’est là que nous voyons que la commission a travaillé ardemment pour trouver cette idée «lumineuse» — pas n’importe quelle taxe ! Non. Une taxe qui va toucher, non pas ceux qui polluent le plus, mais ceux qui vont rapporter le plus ! Ah... toutes ces longues années d’études, toutes ces longues années de ministères — et même de premier-ministère pour un ancien socialiste exilé mais hélas revenu de l’Antarctique — pour donc accoucher d’une taxe miraculeuse qui va, à les suivre, enfin raisonner ces vilains petits français qui sont — c’est bien connu — la cause première du réchauffement climatique ! Comme disait un bloggeur l’autre soir sur Facebook : l’Etat, qui a donné généreusement quelques 6 milliards d’euros à l’industrie automobile française pour l’aider à nous vendre leurs voitures polluantes va donc en reprendre 8 par la taxe carbone. Bien joué ! Alors bien sûr, tout ceci est, restons dans le domaine automobile, «customisé» en vert pour nous faire avaler un intérêt hautement écologique — mot et motif magique difficilement critiquable — de cette taxe qui, comme elle n’aura strictement aucun impact sur l’environnement, ne constitue en fait, comme l’a très bien et courageusement dénoncé Ségolène Royal, que la 10ème taxe supplémentaire de la gestion désastreuse de Sarkozy, alias la droite la plus ringarde du monde ! Quelle triste vision de l’écologie nous voilà proposée en comparaison de ce que met en oeuvre Ségolène Royal dans sa région Poitou-Charentes. Une vraie et ambitieuse politique tournée vers l’excellence environnementale avec des résultats écologiques déjà concrets : Lycée Kyoto, plan photovoltaïque d’importance inégalée en Europe, mesures incitatrices en faveur de l’habitat durable, appel à projets pour le véhicule électrique de demain... Le tout sans invention d’une quelconque taxe carbone picto-charentaise. Finalement, ce n’est pas dans l’Antarctique qu’il fallait envoyer Michel Rocard mais à Poitiers ! Sûr qu’il aurait eu de bien meilleures inspirations.
De la taxe carbone entre autre
Parmi d'autres, la philippique de Vadrot parue ce premier jour de septembre dans Médiapart est tout bonnement insensée. De quoi parle-t-on? Qu'est la taxe carbone ? De la nécessité d'adopter des comportements, qualifiés de citoyens, c’est-à-dire en accord avec l'obligation, entre autre, de faire baisser nos gaspillages et d'enrayer l'émission de gaz carbone responsable d'effets de serre responsables à leur tour d'un réchauffement constaté de la planète. Premier point, secondaire. Ce réchauffement n'est pas forcément lié aux activités humaines. Je ne trancherai pas. Je crois personnellement que oui mais beaucoup de scientifiques le nient et cela devrait nous inciter à beaucoup plus de retenue. Deuxième point. Une baisse de nos rejets annuels en particulier et quasi exclusivement des voitures et des chauffages fuel, en Europe, de 20 % correspondrait à environ une seule journée de fermeture des centrales à charbon chinoises. Un coup d'épée dans l'eau, un pipi d'oiseau dans l 'océan de notre malheur. Mais là encore, on peut dire il vaut mieux cela que rien.
Mais là où cela devient plus sérieux, c'est de penser qu'une augmentation moyenne de 5 centimes sur le prix de l’essence et/ou du fuel va nécessairement influer sur notre consommation et partant réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Le penser est tout simplement idiot. Nous avons connu, récemment, des prix de l'essence autrement plus contraignants — de l'ordre de 30 centimes et non de 5 — sans que cela ait joué de façon significative sur la consommation. Les augmentations régulières du prix du tabac pendant des décennies afin d'influer sur sa consommation ont été un échec patent. Il a fallu attendre qu'il y ait un grand coup, un quasi doublement, pour que les effets sur la consommation soit repérables, quantifiables, non négligeables mais peu importants. Rocard préconisait la tonne carbone à 32 euros. C'est 15 qui a été retenu. Encore convient-il de souligner que le chiffre de Rocard est un chiffre moyen — politique — et que les experts — non politiques — préféraient une tonne carbone à 100 euros. Si taxe carbone il doit y avoir afin que la consommation baissât, il faudrait donc que le prix de l'essence soit relevé de 40 centimes et non 5. La mesure sarkozienne est inefficace. Complètement inefficace. Et dangereux. Surtout du fait que la taxe se devra d'être relevée chaque 5 ans... ce qui conduira à des prix impossibles à gérer économiquement dans 20 ans (relèvement de 100% et la tonne à 200 euros).
Par ailleurs, il n'est rien dit sur la finalité de cette taxe. Où va aller l'argent ? Il s'agit d'environ 3 milliards. Il a été question d'une redistribution sous forme de chèques "verts" (sic) aux ménages les plus touchés par cette taxe. C'est là aussi idiot. Pourquoi prélever des taxes si c’est pour les rendre ? Pourquoi déshabiller Paul pour habiller Paul ? Démagogie propre à faire passer une mesure dont on voit mal à quoi elle peut servir. Sinon d'abonder les revenus d'un Etat qui se refuse à prendre l'argent là où il est. Sinon de trouver un pactole pour amoindrir et relativiser l'énorme dette publique. En dehors de cette redistribution démagogique (les citoyens vont-ils baisser leur consommation si on leur rend le plus qu'ils ont eu à payer ?). Il eut été autrement plus malin et efficace de vouloir que cette taxe, ces 3 milliards, soient affectés aux entreprises afin de les inciter à des recherches sur les économies d’énergies — voitures, chaudières, bâtiments — soit à des particuliers pour les inciter à investir dans des solutions plus écologiques ( prêts au taux zéro, réduction des prix, etc..). Il n'en a jamais été question. Double inefficacité.
Enfin je rappellerai que le Grenelle de l'environnement avait penché vers une solution Contribution Climat-Energie (CEE) dont la taxe carbone n'est qu'un fort pâle reflet. Il y était entre autre question d'inclure l'électricité dans l'énergie. Pourquoi l'électricité n’entre-t-elle pas dans le champs de cette contribution citoyenne ? En "détaxant le nucléaire" on opère ainsi une revalorisation de la filière, droit dans le fil de la construction de l’EPR et des intérêts d'Areva. Il y a avec la taxe carbone une focalisation, une emphase sur les émissions de gaz carbone comme si ce dernier état, en l'état de nos connaissances, le dernier grand Satan qu'il convient de combatrre en priorité, le destructeur de notre environnement, le Diablus ex machina caché derrière les horreurs montrées par " Home". Or cela est faux. Je ne nie pas quant à moi la dangerosité du carbone. Je dis qu'il y a aussi le méthane, les déchets — surtout nucléaires mais aussi industriels et domestiques — et surtout la finitude du monde, le fait que nos ressources énergétiques fossiles entre autre mais aussi l’uranium — sont limitées et que cette finitude est un vrai défi qui était relevé dans la tentative de CEE. Or la CEE est morte au profit d'une taxe carbone qui est un hold-up fiscal comme le disent les associations de consommateurs. Comme le disent aussi toutes les associations écologiques dont France Nature Environnement qui dénoncent, toutes, le rapt honteux opéré par le gouvernement sur les conclusions du Grenelle de l'environnement, le détournement boorlien des conclusions de ce Grenelle et la dangerosité car inefficace de cette taxe. Seuls les écologistes politiques (les Verts et EE) la soutiennent contre leurs amis associatifs horrifiés. Osera-t-on encore affirmer qu'il ne s'agit que d'un sentiment anti-Sarkozyste? Le PS, pour une fois, mais de façon bien confuse et inaudible a eu une position juste en dénonçant dans la taxe carbone un impôt supplémentaire. Il eut fallu qu'il ne se servit pas, dans son argumentaire, de cette autre idiotie qui consiste à dire que les banlieusards et les ruraux seront pénalisés donc que la taxe n’est pas juste. Ils le seront certes mais à la mesure de leur choix foncier. Il faudrait dans le droit fil de cette logique que l'on attribuât un chèque gris aux parisiens pour compenser le prix de leur loyer. Mais surtout la ruralité ne peut être traitée comme devant supporter le poids d'un renchérissement de l'essence quand, dans le même temps, on fait tout pour qu'elle consommât. La fin des hôpitaux et maternités de proximité, des écoles et des tribunaux, signifient pour les ruraux des kms supplémentaires. Même le TGV ne dessert plus les gares de proximité et il faut faire souvent plus de 50 kms aller-retour pour prendre le train quand autrefois 20 suffisaient... La taxe carbone est encore une fois une erreur. Encore une fois un coup d 'épée dans l'eau. Dans le cochon tout est bon mais dans le Sarkozysme rien n'est bon. Cela parait ridicule, théoriquement et politiquement ridicule. L'anti-Sarkozysme primaire dans tous ses effets délétères. Mais dans l'analyse de toutes les mesures prises par Sarkozy je n’en connais pas une qui tienne la route. Celle-ci encore moins que les autres.
(Source : Kakadoundiaye sur Médiapart)
Ségolène Royal sur RTL le 1er septembre : la taxe carbone « n’est pas une fiscalité écologique ! »
Ce mardi 1er septembre, Ségolène Royal était l'invitée Jean-Michel Aphatie sur RTL. A propos de la taxe carbone prônée par le gouvernement, Ségolène Royal a déclaré : "Non ce n'est pas une fiscalité écologique. Une fiscalité écologique c'est une fiscalité qui permet aux gens de changer de comportement. Est-ce que oui ou non aujourd'hui vous pouvez changer votre voiture pour une voiture électrique non polluante ? La réponse est non !"
Conférence de Presse de Ségolène Royal à l’Assemblée Nationale
Ce mardi midi, Ségolène Royal tenait une conférence de presse dans les locaux de l'Assemblée nationale pour exposer longuemment et en détail sa position sur la taxe carbone du gouvernement.Au cours de cette conférence de presse, elle a démontré, transparents "PowerPoint" et chiffres à l'appui, que cette taxe était une injustice et a proposé des solutions alternatives.
Les réserves de Ségolène Royal par rapport au «Pacte Ecologique» de Nicolas Hulot signé en 2007
Enfin pour clore aujourd’hui le sujet sur la taxe carbone et dans le but de répondre, entre autre, à Raphaëlle Bacqué, qui aux dernières nouvelles exercerait la profession de «journaliste» au «Monde» mais qui d’après ses très nombreuses approximations et autres déformations au sujet de Ségolène Royal devrait, si ce n’est déjà fait, demander des piges au journal interne de l’UMP. Donc dans le but de répondre à cette «professionnelle» de la (dés)information qui a reproché à Ségolène Royal, dans l’émission «C dans l’air» du lundi 31 août dernier, de critiquer la taxe carbone alors qu’elle avait signé le «Pacte Ecologique» de Nicolas Hulot en 2007 qui en réclamait sa mise en place.
Ce qui aurait pu être pardonné à un citoyen lambda mais certainement pas à une soi-disante « grand reporter », c’est d’avoir omis — volontairement ou non, nous ne le savons pas — de préciser que Ségolène Royal avait, à l’époque, envoyé une lettre à Nicolas Hulot (et aussi aux services de presse et rédactions des grands médias nationaux) dans laquelle elle donnait de façon détaillée plusieurs réserves sur le «Pacte Ecologique» mais aussi sa vision d’une vraie fiscalité écologique, efficace ET juste. Voici ici le document intégral téléchargeable en pdf qu’apparemment Raphaëlle Bacqué n’a pas su ou voulu se rappeler ce lundi sur France 5 :







Le Grand Jury RTL
12 octobre 2009
Ségolène Royal était l’invitée de l’émission politique «Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI». Malgré l’insistance des journalistes à poser des questions sur des polémiques médiatiques, Ségolène Royal a pu quand même traiter des sujets de fond







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