Il y a plusieurs mois de cela, à une question qu’un journaliste lui posait sur les éventuels points positifs qu’elle pouvait accorder aux deux premières années de la présidence Sarkozy, Ségolène Royal répondait après réflexion : « la sécurité routière ». Nous aurions pu penser à l’époque que c’était une note d’humour un tantinet provocatrice, mais hélas lorsque l’on étudie attentivement plusieurs mois après son intervention, les résultats chiffrés — donc objectifs — des « réformes » plus idéologiques que pragmatiques de l’Elysée, force est de reconnaître à Ségolène Royal qu’elle avait encore une fois vu juste. Dette, déficit budgétaire, demandeurs d’emploi, prix des produits de consommation courante, électricité, gaz, tout devait baisser. Finalement, tout a augmenté... sauf les heures supplémentaires, les fameuses heures supplémentaires du non moins fameux « Travailler plus pour gagner plus ». Alors qu’elles devaient redonner du travail et du pouvoir d’achat aux français «qui se lèvent tôt», nous apprenons aujourd’hui qu’elles ont baissé de 10 % sur un an, mais que leur coût, lui, oscille toujours autour de 4 milliards d’euros pour les caisses déjà bien vides de l’Etat. Plus que jamais, une autre politique est possible. Vivement 2012 !
21 août 2009
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Heures
supplémentaires
En chute de
10 % sur un
an
Mesure phare illustrant le slogan de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy «Travailler plus pour gagner plus», les heures supplémentaires sont avant tout un échec supplémentaire
L'Acoss a dénombré 165 millions d'heures supplémentaires au deuxième trimestre de 2009. Sur un an, la baisse est de 10 %, le double du rythme constaté entre janvier et mars derniers. Seules les industries agroalimentaires et pharmaceutiques sont en hausse.
Les apparences sont parfois trompeuses. Au deuxième trimestre de cette année, le volume des heures supplémentaires est resté quasiment identique à celui des trois premiers mois de 2009 : 165,5 millions contre 165,7 millions, selon les statistiques publiées ce matin par l'Acoss (l'organisme qui chapeaute les Urssaf).
Mais une telle comparaison d'un trimestre sur l'autre ne permet pas de corriger les évolutions des variations saisonnières, importantes évidemment en la matière. La comparaison sur un an est bien plus significative et éclaire la situation sous un jour beaucoup moins positif.
Au deuxième trimestre, le rythme annuel de baisse des heures supplémentaires a doublé par rapport au premier trimestre, passant de - 4,3 % à - 10 %. Et ce taux minore sans doute la réalité du coup de frein donné par les entreprises aux dépassements horaires : il est calculé sur l'ensemble des « heures sup' » alors que, en réalité, une bonne partie correspond au maintien à 39 heures de salariés d'entreprises de moins de 20 salariés, inscrites dans leur contrat de travail, donc difficiles à supprimer. L'ampleur de la baisse est encore plus importante si l'on considère qu'une bonne partie des déclarations d'heures supplémentaires au début de l'entrée en vigueur de la loi Tepa a consisté en du blanchiment de travail au noir.
Quoi qu'il en soit, les statistiques de l'Acoss montrent que le nombre d'heures supplémentaires « est en net recul sur tous les secteurs d'activité ». Mais la baisse est particulièrement spectaculaire dans l'industrie, où l'emploi salarié paie aussi, encore et toujours, un lourd tribut à la crise, comme l'ont confirmé les dernières statistiques de l'Insee.
L'intérim en baisse de 30,8 %
Les entreprises y sont toujours plus nombreuses que la moyenne à utiliser cet outil de flexibilité interne mais, sur un an, le volume des heures supplémentaires chute, dans beaucoup de ses branches, de plus de 30 %. Seules les industries agroalimentaires et pharmaceutiques sont en hausse. La construction, très friande d' « heures sup », voit quant à elle sa consommation baisser de 6 % sur un an. Le tertiaire connaît des situations très contrastées, depuis les activités informatiques, en hausse de 10 %, jusqu'à l'intérim, en baisse de 30,8 %. Mais globalement, le recul l'emporte puisque la tendance du deuxième trimestre descend à - 7,4 % sur un an.
Si l'on excepte la Corse ainsi que certains endroits du Sud et d'Ile-de-France, stables ou en légère hausse, la baisse du volume des heures supplémentaires touche tous les départements.
(Source : Les Echos)
A la lecture des données fournies par l’Acoss, nous pouvons franchement nous permettre de rebaptiser la loi « TEPA » (Travail, Emploi, Pouvoir d’Achat), loi TSEPA (Tout Sauf de l’Emploi et du Pouvoir d’Achat) !
Plus sérieusement, nous vous proposons de revoir ci-dessous un extrait de l’émission « France Europe Express » du 27 mars 2007 qui prouve, un peu plus de deux ans après, que les propositions économiques et sociales de Ségolène Royal étaient bien plus pragmatiques que l’idéologie archaïque de la droite française ici particulièrement bien représentée par une Laurence Parisot très en verve pour tenter de destabiliser l’adversaire du candidat sur lequel elle et ses amis avaient tout « misé ».
Aujourd’hui interrogé par l’AFP en amont des 1ers ateliers du mouvement "l’espoir à gauche" que je préside ces vendredi et samedi à Marseille, j’ai rappelé que l’objectif de ce rassemblement n’était pas de formaliser un courant mais d’être les meilleurs dans les propositions aux Français.
J’estime en effet qu’il faut un PS fort et que cela passe par des propositions répondant aux attentes des Français. Nous devrons parler (et acter!) de la rénovation des pratiques, de la définition d’un processus pour le choix d’un leader, d’un candidat, par des primaires ouvertes.
Concernant la question des alliances qui fera l’objet d’un débat lors des ateliers, avec notamment la présence de Daniel Cohn-Bendit et de Marielle de Sarnez, il s’agit du dernier étage de la fusée.
Il faut des alliances fortes, sans exclusive, d’abord à gauche mais sans fermer la porte à une alliance avec le centre. C’est parler pour ne rien dire si on n’envisage pas, sur un projet clair, une alliance avec tous ces gens.
Mais reconnaissons qu’il y a encore des divergences. Nos partenaires ne sont pas prêts et chacun roule pour soi.
Les positions de "l’espoir à gauche" (notre mouvement, issu de la motion que portait Ségolène Royal au congrès de Reims), qui représente un tiers du parti, sont partagés de plus en plus par les camarades au PS et je me félicite que les militants de Désirs d’Avenir y soient de plus en plus présents.
Ces premiers ateliers de "l’espoir à gauche" marqueront le début des rassemblements de rentrée des socialistes, une semaine avant l’université d’été du PS à La Rochelle, alors venez nombreux !
20 août 2009
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Ateliers d’été
« L’espoir à gauche »
Etre les meilleurs dans l’élaboration de propositions
Seulement voilà, il s’avère que deux ans ont passé depuis l’émission et que les solutions simplistes alors préconisées par Laurence Parisot ont toutes été mises en place par le gouvernement Sarkozy.
Résultat ?
La France est dans une situation encore plus grave qu’elle ne l’était auparavant. Et selon le journal « La Tribune », la situation va encore empirer. D’après son article publié hier : « Depuis juin, les suppressions d'emploi se sont multipliées dans l'Hexagone. La tension sociale monte d'autant dans le pays ».
Passage en revue des principales annonces
Espérons que les françaises et les français en tireront les leçons en 2012 et comprendront qu’on ne peut jamais avancer en reculant.







Le Grand Jury RTL
12 octobre 2009
Ségolène Royal était l’invitée de l’émission politique «Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI». Malgré l’insistance des journalistes à poser des questions sur des polémiques médiatiques, Ségolène Royal a pu quand même traiter des sujets de fond







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